
À quelques jours d’un scrutin décisif pour l’avenir du football congolais, les retraits successifs de Shabani Nonda et de Bosco Mwehu ont profondément rebattu les cartes. Officiellement motivés par des raisons personnelles ou administratives, ces désistements soulèvent néanmoins de nombreuses interrogations, notamment sur d’éventuelles pressions en coulisses.
Désormais réduite à un duel entre Véron Mosengo-Omba et Jean-Didier Massamba, l’élection à la FECOFA se déroule dans un climat de doute, où la question d’un scénario déjà écrit semble de plus en plus posée.
Des retraits aux motifs officiels… mais discutés
Dans un premier temps, Shabani Nonda a annoncé son retrait le samedi 02 Mai 2026

En évoquant des raisons personnelles,
Après que sa candidature a été jugée irrecevable par la commission électorale. Une décision qui, bien que conforme au règlement, a surpris au regard de l’intérêt suscité par son projet axé sur le renouveau et la transparence.
Du côté de Bosco Mwehu

cette décision était libre, volontaire et sans réserves, renonçant ainsi à toute prétention dans la course.
Son retrait est également intervenu dans un contexte peu clarifié, alors qu’il figurait parmi les candidats initialement retenus. Ce désistement soudain alimente davantage les spéculations autour du processus électoral.
L’hypothèse de pressions en coulisses
Au-delà des versions officielles, une autre lecture s’impose progressivement dans le débat public.
Selon le journaliste d’investigation Romain Molina

Les deux candidats auraient subi d’importantes pressions les poussant à se retirer.
Bien que ces affirmations ne soient pas formellement confirmées, elles renforcent le climat de suspicion qui entoure cette élection.
Le retrait quasi simultané de deux figures importantes interroge sur l’existence d’influences extérieures dans la course à la présidence.
Une élection réduite à un duel
Avec ces désistements, la compétition se limite désormais à deux candidats :
Véron Mosengo-Omba, acteur influent du football africain et international

Jean-Didier Massamba, figure issue du sérail de la FECOFA

Selon toujours Romain Molina,
Mosengo-Omba serait perçu comme un candidat bénéficiant de soutiens au sein de certaines sphères gouvernementales et de la FIFA
Une situation qui, si elle se confirmait, poserait la question de l’équilibre du scrutin.
Une élection révélatrice des défis du football congolais
Cette séquence électorale met en lumière plusieurs problématiques majeures : La transparence du processus électoral, fragilisée par les retraits successifs
Le poids des influences politiques et institutionnelles dans la gouvernance du football
La difficulté pour des profils alternatifs de s’imposer durablement
Entre incertitudes et enjeu de crédibilité
Plus qu’une simple élection, ce scrutin à la FECOFA apparaît comme un test majeur pour la crédibilité des institutions sportives en République démocratique du Congo.
Entre désistements, soupçons de pressions et duel final sous tension, une question demeure : le choix des électeurs sera-t-il pleinement libre… ou déjà orienté ?
Innocent Ndafondo