
L’avenir de Véron Mosengo-Omba à la tête du secrétariat général de la Confédération africaine de football (CAF) semble plus incertain que jamais. Au cœur de débats internes liés à la gouvernance et au respect des textes statutaires, le dirigeant congolais fait face à une contestation croissante concernant la légitimité de son maintient en poste.
Une position fragilisée à la CAF Nommé en mars 2021 secrétaire général de la CAF, Mosengo-Omba s’était imposé comme un pilier de l’administration sous la présidence de Patrice Motsepe. Mais ces dernières semaines, plusieurs membres influents du comité exécutif ont soulevé la question du respect des règles internes, notamment en lien avec la limite d’âge et l’expiration de la prolongation de mandat qui lui avait été accordée. En l’absence de communication officielle claire de la CAF sur son statut exact, le flou institutionnel alimente les spéculations.
Si aucun départ formel n’a été acté publiquement, les pressions internes et les débats autour de la gouvernance fragilisent considérablement sa position.La FECOFA : un retour au pays en ligne de mire dans ce contexte, un scénario prend de l’ampleur dans les cercles du football africain : celui d’un retour stratégique en République démocratique du Congo.

La Fédération congolaise de football association (FECOFA), actuellement dirigée par un comité de normalisation nommé par la FIFA et la CAF, doit organiser des élections pour mettre fin à une longue période d’instabilité institutionnelle. Plusieurs observateurs estiment que Mosengo-Omba pourrait se positionner comme candidat à la présidence de la FECOFA lors du prochain scrutin. Fort de son expérience internationale et de son réseau au sein des instances mondiales, il disposerait d’atouts considérables pour briguer le fauteuil suprême du football congolais.
Toutefois, à ce stade, aucune déclaration officielle de candidature n’a été faite. Les ambitions qui lui sont prêtées relèvent surtout de projections stratégiques et de rumeurs journalistiques, et n’ont pas été confirmées par la FIFA ou la FECOFA. Un tournant pour le football congolaisSi le départ de Mosengo-Omba de la CAF venait à se confirmer, son éventuelle entrée dans la course à la présidence de la FECOFA redistribuerait profondément les cartes du football congolais. Entre enjeux politiques, équilibres institutionnels et attentes des clubs locaux, la bataille s’annonce stratégique.
Une chose est certaine : l’avenir de Véron Mosengo-Omba se joue à un moment charnière, aussi bien pour la gouvernance du football africain que pour celle de la République démocratique du Congo. Les prochains mois pourraient marquer un véritable tournant pour le football congolais.
Innocent Ndafondo