
Le football de la République du Congo traverse l’une des plus graves crises de son histoire récente. Le président de la Fédération congolaise de football, Jean-Guy Blaise Mayolas, a été condamné à la prison à perpétuité par contumace dans une affaire de détournement de fonds et de blanchiment d’argent qui secoue profondément la gouvernance du football congolais.
Selon plusieurs sources médiatiques, le verdict de la justice est tombé au début du mois de mars 2026, après plusieurs mois d’investigations portant sur la gestion financière de la fédération.
La justice congolaise a reconnu Jean-Guy Blaise Mayolas coupable de blanchiment d’argent, détournement de fonds et faux en écriture. Absent lors de l’audience, le dirigeant a été jugé et condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité.
L’affaire a pris une ampleur internationale après les révélations du journaliste d’investigation Romain Molina, qui avait mis en lumière plusieurs soupçons de mauvaise gestion et d’irrégularités financières au sein de la fédération.
D’autres responsables fédéraux sanctionnés Dans le cadre de la même procédure, deux autres cadres de la FECOFOOT ont été condamnés par la justice : Badji Mombo Wantete, secrétaire général de la fédération Raoul Kanda, trésorier Les deux dirigeants ont écopé de cinq ans de prison, après environ huit mois d’enquête ayant mis en évidence un système de gestion jugé frauduleux au sein de l’administration fédérale.
Chronologie de l’affaire
2024 – 2025 : premières accusations publiques concernant la gestion financière de la FECOFOOT.2025 : révélations et enquêtes médiatiques, notamment celles du journaliste Romain Molina. Fin février 2026 : ouverture de la procédure judiciaire et arrestation de certains responsables fédéraux à Brazzaville.Début mars 2026 : la justice rend son verdict et condamne Jean-Guy Blaise Mayolas à la prison à perpétuité par contumace.
Cette condamnation marque un tournant majeur pour la gestion du football au Congo-Brazzaville. Elle intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions institutionnelles et des critiques récurrentes sur la gestion des fonds destinés au développement du football.
Plusieurs observateurs estiment que cette décision pourrait entraîner une profonde restructuration de la FECOFOOT afin de restaurer la crédibilité de l’instance dirigeante.
La réaction de la FIFA attendue

La communauté du football attend désormais la réaction de la Fédération internationale de football association et de la Confédération africaine de football.
Une intervention des instances internationales, voire la nomination d’un comité de normalisation, pourrait être envisagée pour assurer la stabilité institutionnelle du football congolais.
Innocent Ndafondo